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23 avril 2018

Azenco s’imprègne du street-art grâce à Jo Di Bona

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Cette année la Foire Internationale de Toulouse a opté pour une ambiance urbaine. Azenco a donc fait appel à Jo Di Bona, artiste parisien mondialement reconnu pour son immense talent de graffeur, pour décorer son stand extérieur avec une œuvre unique.

Mais qui est Jo Di Bona ?

De son vrai nom Joffrey Di Bona, le graffeur a exploré un grand nombre de domaines artistiques, comme la peinture, la musique et l’écriture. A la fin des années 80, Jo a commencé à graffer en illégal dans la rue et en parallèle, il suivait des études de théâtre, écrivait des chansons, ainsi que des textes. L’artiste faisait parti d’un groupe de musique, avec lequel il a composé un album vendu dans tous les points de vente Virgin et diffusé en radio, c’est pourquoi Jo a choisi de se consacrer à la musique. En 2013 tout se termine pour le groupe, donc sous les conseils de sa compagne Amélie, il recommence à peindre. Il rentre tout de suite dans une grande galerie à Paris, puis une seconde à Rouen… Il reçoit par la suite un appel pour faire un grand mur, depuis il ne s’arrête plus. Couronné du 1er Prix du graffiti de la Fondation EDF en 2014, l’artiste multiplie les performances dans le monde entier, Paris, New-York, Miami, Londres, Hong-Kong, Munich… Aujourd’hui Jo Di Bona est devenu une figure emblématique dans l’univers du graffiti.

Le style de Jo Di Bona !

Fauviste des temps modernes, Jo mélange couleurs et mouvements pour créer des visages empreints de poésie, d’émotions et de joie de vivre. Dans ses œuvres, Jo rend hommage avec la même tendresse aux icônes et grands personnages de l’histoire qu’aux inconnus de passage, nourri par le regard généreux qu’il porte sur l’humain. Mais pourquoi a-t-il adopté ce style ? Quand il était au lycée, l’artiste avait un professeur d’arts plastiques qui ouvrait l’esprit de ses élèves sur le Pop Art et l’art en général. Jo nous explique « j’avais un cahier avec pas mal de Graf et un jour il y avait des bouts de journaux en cours et je me suis dit c’est marrant les vieux journaux s’accordent bien avec des Graf modernes », c’est comme ça que tout a commencé en 1991.

D’où vient son imagination ?

Tout est dans l’improvisation ! Jo nous confie « Quand je m’endors j’imagine vraiment le mur, l’œuvre que je vais faire dessus. Par exemple, si je vais peindre au Portugal, il y a gens, une ambiance, il y a quelque chose qui va m’inspirer des couleurs, des visuels, des visages et si je vais peindre en Norvège, je vais faire des choses beaucoup plus froides. »
Pour le projet d’Azenco, le thème était intéressant pour lui puisqu’il n’avait jamais fait ça et qu’il apprécie avoir des contraintes, qui lui permettent de sortir de sa zone de confort. « Moi ce que j’aime faire c’est mettre pleins de couleurs, alors que là il y avait un thème autour de la piscine et du violet, ce qui m’a restreint dans le choix des couleurs et même du visuel, je devais chercher une femme qui sortait de l’eau. », nous raconte l’artiste.

Ses projets à venir.

Un grand nombre de projets en poche ! A Hauteville en Normandie, c’est tout un village de vacances qui va être repeint par des street artistes internationaux, dont Jo Di Bona. Des grands noms seront présents, comme Speedy Graffito, qui va être le parrain de ce projet. Par la suite, Jo s’envolera pour Brooklyn pour faire des grands murs pour une association, qui s’occupe d’aider les enfants qui ont été violés et maltraités dans le monde. En septembre, il s’occupera de peindre un immense rooftop à Hong-Kong, puis devra retourner au Portugal pour faire un mur, ville où il a déjà graffé deux murs.

L’histoire insolite de Jo !

« Je peignais un mur illégal à Decazeville en Aveyron et je me suis fait arrêter par la police, il y a quoi un an. En gros il y avait la police nationale, après la police municipale, qui a appelé le maire adjoint, qui a à son tour appelé le président de communauté de commune. Au final j’ai été gentil avec eux, ils m’ont laissé terminer. Ils ont décidé de laisser l’œuvre et elle est vue tous les jours par des enfants qui l’étudient à l’école. La ville me demande d’être le parrain d’un énorme projet street art sur tout le complexe de communauté de commune Decazeville et tous les environs. C’est à moi de trouver les artistes, d’organiser le projet. Donc c’est assez insolite de se faire arrêter par la police et de se retrouver parrain d’un projet dans la ville en question. »

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